Unemusette, une gamelle, un quart et un bidon, une photo où les soldats piétinaient dans la boue et Nicole Duffour livrait des récits, des témoignages qui trouvaient chez les enfants sujet à réflexion sur la guerre. Une collection de lettres et de cartes postales est confiée aux enfants; ils jugent de toute la souffrance des poilus dans les tranchées et aussi du malheur
Unpoilu, en 1917. Le terme poilus était le surnom des soldats français, durant la Première Guerre mondiale . On pense souvent qu'ils doivent ce surnom au peu de commodité de se raser dans les tranchées, et que leur moustache et leur barbe finissaient par pousser, de sorte qu'ils paraissaient tout poilus. La réalité est que "être poilu
Lespoilus avaient aussi des loisirs Dans leur dernier livre, l’historien local Thierry Hardier et Jean-François Jagielski montrent la diversité des
dinstruments de musique par les ”poilus” pendant la Première Guerre Mondiale. Jean-Yves Rauline To cite this version: Jean-Yves Rauline. De bric et de broc dans les tranchées: la fabrication d’instruments de musique par les ”poilus” pendant la Première Guerre Mondiale.. La Musique et la Guerre, Mar 2014, Rouen, France. �hal-02117038� 1 De bric et de broc dans
Ilssont le plus souvent fabriqués lors des attentes dans les tranchées pour meubler le temps. Cette activité artisanale populaire est apparue dès la guerre de 1870 et s’est surtout développée dans les tranchées lors de la Première Guerre mondiale, période de son apogée, puis dans les camps de prisonniers de la Seconde Guerre mondiale, pour tromper l’ennui. Stock de douilles
SQOpCpR. Démonstration de fabrication d’un objet en laiton par le dinandier Jean Boisserie Centre d’études et musée Edmond Michelet, 17 septembre 2022, Brive-la-Gaillarde. Démonstration de fabrication d’un objet en laiton par le dinandier Jean Boisserie Samedi 17 septembre, 14h30 Centre d’études et musée Edmond Michelet Gratuit. Entrée libre dans le jardin du musée. Démonstration de fabrication d’un objet en laiton par le dinandier Jean Boisserie dans les jardins du musée Michelet. Centre d’études et musée Edmond Michelet 4 rue Champanatier, 19100 Brive-la-Gaillarde Brive-la-Gaillarde 19100 Corrèze Nouvelle-Aquitaine Parking public à proximité. 05 55 74 06 08 Demeure bourgeoise du XIXe siècle, la maison de la rue Champanatier fut acquise par Edmond et Marie Michelet en 1929 et agrandie en 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Edmond Michelet qui était, alors, chef du mouvement Combat » du Limousin y accueillit réfugiés et résistants. Le musée a été inauguré le 8 mai 1976. En lien avec l’exposition temporaire Les artistes des tranchées. 1914-1918 », le maître dinandier et meilleur ouvrier de France, Jean Boisserie, réalisera une démonstration de fabrication d’un objet en laiton dinanderie dans les jardins du musée Michelet. Après avoir minutieusement observé les objets fabriqués par les Poilus pendant la Première Guerre mondiale, Jean Boisserie reproduit les gestes et les techniques employés par les soldats-artistes pour réaliser à son tour, à partir d’une douille d’obus vierge, un objet en laiton. Plongez dans l’artisanat de tranchées différemment avec cette démonstration ! Dates et horaires de début et de fin année – mois – jour – heure 2022-09-17T143000+0200 2022-09-17T160000+0200 ©Jean Boisserie, reportage Musée de la Résistance de Limoges Cliquez ici pour ajouter gratuitement un événement dans cet agenda Centre d'études et musée Edmond Michelet Brive-la-Gaillarde Corrèze Brive-la-Gaillarde Corrèze Brive-la-Gaillarde Corrèze
La vie dans les tranchées et à l'arrière Je profite du travail réalisé à Auzon en Haute Loire pour l'exposition sur la grande guerre pour vous présenter en plusieurs articles les différents thèmes abordés . La vie au quotidien dans les tranchées 1914-1918 La tranchée, c’est l’endroit où le soldat passe le plus de temps. Ce sont des chemins de bataille creusés dans la terre dans le but de protéger les troupes contre les attaques ennemies. Il s’y bat, mais passe la plupart de son temps à y dormir, y manger et s’ y distraire. Les illustrations sur la table vous montrent les diverses constructions et les conditions de vie. La vie dans les tranchées a souvent été horriblement dure le danger permanent, le froid en hiver, les rats, les poux, les odeurs nauséabondes, l’absence presque totale d’hygiène et le ravitaillement mal assuré. La pluie et la boue ont été de grands ennemis pour les soldats. Le plus terrible était la relève qu’ils vivaient comme un véritable supplice malgré leurs moments de temps libres. La nourriture est l’une des premières préoccupations du combattant, un problème quotidien et essentiel. Les cuisines sont à l’arrière. On désigne donc un soldat dans chaque compagnie pour une corvée de ravitaillement. Les hommes partent avec des bidons jusqu’aux cuisines régimentaires et reviennent les livrer en première ligne. La nourriture est froide, quand elle arrive. Les combattants sont en général assez mal nourris lorsqu’ils sont dans les tranchées. La ration est de 750 grammes de pain ou 700 grammes de biscuit, 500 grammes de viande, 100 grammes de légumes secs, du sel, du poivre et du sucre. Les repas sont souvent arrosés de vin, dont chaque ration est souvent importante pour le combattant. En hiver, c’est le vin chaud, épicé. La nourriture principale du soldat reste le pain. Le soldat porte une ration de combat, composée de 300 grammes de biscuit, dit pain de guerre », et de 300 grammes de viande de conserve, du Corned beef. Les soldats ont chacun un bidon de un à deux litres d’eau. Pour la purifier, ils y jettent des pastilles ou la font bouillir. Lors des combats intenses, le ravitaillement en eau des soldats de première ligne est mal assuré. La nourriture influe beaucoup sur le moral des troupes. La qualité de l’alimentation joue également sur l’état physique du soldat ; les cas de dysenteries et de maladies intestinales sont fréquents. La faim, la soif et le besoin de sommeil dominaient la vie quotidienne des hommes des tranchées. Les soldats dormaient dans des casemates, souvent protégés sous d’importantes masses de terre. Elles sont parfois décorées, mais l’atmosphère y est souvent humide et insalubre. Dans certains endroit plus calmes, les soldats peuvent prendre le temps d’organiser leurs tranchées. La vie dans les tranchées a développé les sens des poilus, à force de se guider la nuit sans éclairage dans les tranchées. A l'arrière et en marge des tranchées . Cette vie était pénible, dans la boue gluante et sans hygiène. Le manque d’eau pour la toilette et la saleté des latrines provoquaient des maladies. Les soldats qui ne pouvaient se raser reçurent en France le surnom de Poilus». Ceux-ci appelaient ceux de l’arrière les Epilés ». Un poilu a dit » nous sommes les naufragés de cet océan de boue. Je nous vois emportés par une houle molle, où rien de tient droit et sur lequel dansent des croix de bois . Les douches étaient sommaires et étaient parfois installées en 2ème ligne, avec de pseudos salons de coiffure. Cela devenait la » corvée des douches . Parfois ils n’avaient pas d’eau pour leur toilette ou pour se raser. Rares sont les carnets ou les livres de souvenirs qui mentionnaient comme un plaisir ses soins accomplis en plein air, dans de mauvaises conditions de confort et de température. La crasse, la chevelure et la barbe à l’abandon qui était justifiée par l’obligation de ne ni se déchausser ni se déshabiller n’a pas entrainer un mauvais état physique général. La vie dans les tranchées n’est pas la même pour tous, elle varie selon le grade et l’emploi. Tout dépend de sa ligne et de son poste. Les mitrailleurs font souvent des envieux, car ils sont en arrière et ont une sécurité presque luxueuse, le sol est sec et on peut même s’organiser pour le travail personnel. Chaque jour, les poilus recevaient des colis de leur famille, remplis de nourriture et de vêtements, mais surtout de jambons et de saucissons d’origine locale, de pâtée, de rillettes et de confits grassement fabriqués à la ferme, mais aussi de gâteaux. Tous ces cadeaux, les poilus les partageaient avec leurs confrères de tranchées. Pendant les temps libres, certains fabriquaient des objets. L’artisanat des tranchées inspira beaucoup d’horreurs, fabriquées à l’arrière par des récupérateurs sans scrupules. Les objets qu’ils fabriquaient étaient revendus par la suite. Chargé de la distribution du courrier le vaguemestre est celui qu’on adule où qu’on déteste, selon qu’il apporte des nouvelles de vos proches ou qu’il n’amplifie leur silence. A partir de l’année 1915, il ne faut plus que trois jours pour qu’une lettre parvienne à son destinataire, autant dire… une éternité quand même. Le tabac et le vin le réconfort des soldats Si les estomacs ne crient pas famine... la pénurie d’eau assèche les gorges. L’eau potable se fait rare. Les hommes se rasent avec le café ! Ils en viennent à implorer le dieu Pinard qu’ils savent plus généreux. Le gros rouge coule à flots et l’alcoolisme se développe insidieusement dans les tranchées. Quand ce n’est pas avec le vin c’est avec le tabac que les hommes trouvent du réconfort. Les accros au "perlot" forment une petite communauté reconnaissable à ses rites.
La Société historique de Vimoutiers s'apprête à marquer le centenaire de la Grande Guerre de 14-18 en proposant une exposition du 4 au 12 novembre 2017. Par Rédaction L'Aigle Publié le 17 Oct 17 à 1740 Patrice Samson, Thierry Lefebvre et Michel Valissant ont réuni pas mal d’objets artisanaux fabriqués par les Poilus dans les tranchées ©Le Réveil normandLa Société historique de Vimoutiers s’apprête à marquer le centenaire de la Grande Guerre de 14-18 en proposant, du 4 au 12 novembre 2017, une exposition qui se tiendra à la salle de la médiathèque intercommunale. Cette exposition sera basée essentiellement sur des documents photos et des objets datant de la Première Guerre mondiale réalisés dans les tranchées par les Poilus, avec parfois, des objets bien insolites », précise Patrice Samson, le président de la Société historique de Vimoutiers Orne. Des uniformes d’officiers prêtés par Stéphane Jonot, seront aussi exposés. L’idée étant de la rendre la plus attractive possible en limitant les documents écrits longs » explique Thierry cet effet, un appel est lancé en direction de toutes personnes possédant des douilles de calibre 75. Nous n’arrivons pas à en trouver alors qu’à une époque, cela ne manquait pas ». Pour en faire un prêt à la Société historique pour son exposition, se rendre à la permanence au local de l’association, rue des Pommiers à Vimoutiers, le lundi de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 16 h 30. Ou bien prendre contact par courriel société[email protected] ou auprès de Patrice Samson au 07 80 53 31 13. Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Le Réveil Normand dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.
DOUILLES D’OBUS GRAVEES Art naïf populaire Artisanat de recyclage issu de la Grande Guerre Claude Le Colleter de la Cet article constitue une étude non exhaustive d’un échantillonnage de douilles d’obus datant de cette époque. La considération philosophique qu’un outil de guerre porteur de mort, mais uniquement considéré sous son aspect artistique se transforme en objet de décoration est aussi intéressante à prendre en compte. Mon intérêt pour l’art et pour les disciplines artistiques m’ont aussi guidé à étudier cette problématique. Une collection hétéroclite et rutilante. Comme le chantait avec beaucoup d’humour Georges Brassens dans les années soixante. Depuis que l’homme écrit l’histoire, Entre mille et un’ guerres notoires Moi, mon colon , Cell’ que je préfère, C’est la guerr’ de quatorz’ dix huit . 1Une activité de loisirs dans une guerre impitoyable. Cet artisanat existait déjà lors des précédents conflits de 1870. Les soldats français et bretons en particulier ont payé un lourd tribut lors de cet épisode meurtrier. Pour donner une idée du massacre, plus de 700 jeunes soldats habitants des cinq communes du canton de Pluvigner Brech, Camors, Landévant, Landaul, Pluvigner y trouveront la mort . Mon grand-père maternel, Joseph Brient de Landévant sera mobilisé et participera au combat du côté de Laon et Chaumont. Son frère Vincent, lui aussi mobilisé recevra par la suite la légion d’honneur pour acte de bravoure en conduisant son groupe à l’ deux auront la chance de rentrer chez eux en Bretagne sans trop de séquelles. En parcourant brocantes et trocs et puces, je me suis intéressé à cet artisanat art naïf populaire des tranchées, on dit aussi orfèvrerie des tranchées, témoignage d’espoir et de liberté conçus parfois au milieu des rafales d’obus qui s’abattaient au dessus des combattants. Lors de la bataille de Verdun, près de 4 000 000 d’obus seront tirés . Les douilles en laiton sont particulièrement famille française en possède ou du moins en ont possédé. Voici un échantillonnage non exhaustif présenté pour permettre sans prétention aucune, de recréer à travers un objet, une ambiance ludique qui pouvait régner même quand la mort se trouvait au détour des talus. Entre les assauts meurtriers en dehors des mitrailles et des combats, il est difficile de ne pas s’ennuyer. Alors, il faut tuer le temps avant que l’ennemi, présent à proximité ne se charge de passer à l’attaque . Faut aussi préciser que beaucoup de ces soldats très habiles de leurs mains travaillent le bois, sont menuisiers, ébénistes et connaissent aussi la ferronnerie maréchaux-ferrands, ferblantiers, zingueurs. Les poilus, dans l’anonymat le plus total, vont se regrouper en ateliers collectifs, fabriquer des bagues, des briquets, des encriers……..et des vases, pour oublier le calvaire qu’ils endurent sous le froid et les intempéries. Les anciens du Maroc, les zouaves vont aussi apporter leur savoir-faire. Il va aussi se créer des ateliers de fabrication, des expositions, voire même des concours seront organisés Une économie de cet artisanat verra le jour, les objets seront monnayés, vendus, échangés parfois contre d’autres services. Des soldats exerçant leurs talents de graveur extrait du livre Trench Art de J. Kimball. 2 Technique de gravure et de cintrage Certaines pièces ont été gravées avec des moyens réduits, un petit marteau de couvreur, un modeste burin improvisé, la douille étant parfois remplie de terre au préalable. D’autres ont bénéficié d’une technique plus appropriée, on remplissait cette douille de braise rouge, ce qui avait pour effet de rendre le laiton plus souple afin qu’il soit gravé en profondeur, cintré voir même torsadé, avec un pince ou une tenaille on en avait bien besoin par les fils de fer barbelés. L’emboutissage pouvait de faire aussi au marteau ou au maillet. Certains décors ont été repoussés et ciselés à la mollette pour obtenir un effet de relief. Parfois le bord supérieur est découpé . Certaines pièces se présentent sous une forme encore plus élaborée, un motif étant découpé puis collé sur la douille. Pour la technique de cintrage hypothèse Après utilisation et retirées de la culasse du canon, ces douilles sont stockées. Elles sont parfois coupées en deux avant d’être placées sur un braséro improvisé. Le laiton va fondre à partir de 500 degrés. D’autres objets seront aussi fabriqués en arsenaux et dans ce cas le matériel ne manque pas . Pour les puristes, l’art de fabriquer de tels objets s’appelle la dinanderie » une technique ancestrale qui vient de Dinant Belgique, sa ville d’origine. Voici trois douilles à embase cintrées . Celle de droite est cintrée et torsadée 3 Motifs Les motifs, tous figuratifs où les thèmes champêtres prédominent, sont variés selon l’inspiration du moment en s’inspirant d’un livre ou d’une revue. En voici quelques exemples Certains évoquent le rêve, motifs animaliers et floraux roses, pensées, feuilles de chêne, de lierre Des animaux des oiseaux, des cigognes, symbole de l’alsace. D’autres le lieu de création souvenir de guerre Ici on peut lire "Verdun, 11 novembre" Le chardon et la croix de Lorraine la croix des ducs, les symboles d’une région en guerre Souvenez-vous de la chanson "vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine." La croix des ducs de Lorraine est déjà présente dans l’Est de la France avant que De Gaulle n’en fasse le symbole de la France libre en 39- 45. Le prénom d’un être cher mère, épouse, fiancée Ici "Aime" ou "Aimé" Le lieu de destination 4 Où ont-ils été fabriqués ? Certains ont été fabriqués dans les tranchées, d' autres à l’arrière du front durant les moments de repos, voire dans les arsenaux ou les camps de prisonniers . Voici le témoignage d’un poilu surveillant des prisonniers allemands " J’étais chargé de surveiller deux prisonniers enfermés dans un hangar, j’effectuais une ronde et j’ai entendu un bruit bizarre à l’intérieur du bâtiment . Je suis allé voir et j’ai trouvé les deux compères entrain de bricoler des douilles d’obus . Je me suis empressé de confisquer ces objets. " 5 Quelle sera son utilité ? Ce sera le cadeau-souvenir que l’on offrira pour son retour si l’on a la chance de revenir chez soi. Il y a parfois le prénom d’un être cher. Certains seront utilisés dans les églises comme vases d’autel, la grande majorité s’en ira orner les dessus de cheminée. On n’y mettra pas de fleurs car celles ci ne peuvent tenir longtemps avec l’acidité du cuivre. Ils peuvent être considérés comme des ex-voto, ramenés au domicile lors d’une permission ou à la libération. 6 Datent-ils tous de la Grande Guerre ? Vraisemblablement non. Certains ont été gravés après cette période et peuvent provenir d’arsenaux chargés de la fabrication de ce type de munition. En action, 28 tirs à la minute Le canon de 75 de l’armée coloniale Française 1915 Le tir de ces projectiles meurtriers sera effectué en grande partie par des canons de 75 tractés généralement par 6 chevaux. Ce type de canon conçu en 1897 sera amélioré et servira pendant la guerre 39-45. 6 Les marques d'identification des douilles daté "JAN1915" daté "1916" Ces pièces portent très souvent des inscriptions à caractère technique. En voici quelques exemples celle de droite 75 diamètre 75mm D E C de campagne L 17 N° du lot, NYAB New York Air Blake qui est un fabricant de pièces pour chemin de fer. Très souvent la base a été martelée pour enlever tout indice. Celle de gauche et celle de droite portent les dates 1915 et 1916. 7 Une production d’un poilu de la région
Inauguration de l'exposition ''Le quotidien du Poilu''. L'année 2014 restera dans toutes les mémoires pour nous avoir rappelé, à travers différentes manifestations, ce que fut cette guerre 14-18, que ce soit la vie des poilus dans les tranchées ou l'ampleur du sacrifice de ces soldats qui partirent pour le front et ne revinrent jamais. À voir jusqu'à lundi C'est dans le cadre de cette démarche, en cette année du centenaire, que l'association AHMS 338 e RIR Association pour Honorer la Mémoire des Soldats du 338 e Régiment d'Infanterie de Réserve, en partenariat étroit avec la commune de Magnac-Laval, a inauguré à la mairie, une exposition sur le thème Le quotidien du poilu ». Cette exposition, qui fermera ses portes lundi 17 novembre, rassemble des objets mythiques tels que des casques, des fusils, des baïonnettes, le petit matériel utilisé quotidiennement par les soldats ainsi que divers objets fabriqués dans les tranchées. Lors de son discours d'introduction, Jean-Bernard Jarry, maire de Magnac-Laval, a tenu à féliciter chaleureusement le travail efficace de l'association à travers son président, Maurice Pasquet et l'ensemble de son équipe, dans l'organisation, non seulement de cette exposition, mais aussi des grandes manifestations qu'à connu la commune cette année. Cette association a été créée le 28 décembre 1995, en concertation avec de nombreuses personnes ayant eu un grand-père au sein du 338 e RIR. Il nous est apparu nécessaire d'entretenir la mémoire de ce régiment lequel, parti de Magnac-Laval le 6 août 1914, a perdu plus de 700 de ses soldats le 28 août suivant, au Transloy. J'ai perdu aussi ce jour-là , mon grand-père Elie Pasquet » explique Maurice Pasquet. N'oublions pas non plus de citer deux autres régiments magnachons, qui payèrent aussi un lourd tribut à la guerre, le 138 e RI d'active, lequel reprit notamment en septembre 14 le fort de la Pompelle près de Reims, et le 90 e RI territorial. Plus de hommes ont été mobilisés dans la petite cité de Magnac-Laval dont 58 soldats, nés dans la commune, qui sont morts pour la France ». Enfin c'est la fameuse phrase de Malraux, repris par le président Maurice Pasquet, qui résume le mieux toutes les actions de l'AHMS-338 e-RIR La plus belle sépulture des morts c'est la mémoire des vivants ».
objets fabriqués par les poilus dans les tranchées